Essais de longue durée au CÉROM : les interactions (6 de 6)

Source : Gilles Tremblay, conseiller en grandes cultures au MAPAQ à Saint Hyacinthe, MAPAQ – Collaborateur : Marie Bipfubusa, Ph. D., chercheure en régie des cultures au CÉROM

Au Québec, il existe peu d’études de longue durée en cours de réalisation. L’une d’elles s’est amorcée en 2008 sur les terres du CÉROM, à Saint-Mathieu-de-Beloeil, en Montérégie. Dans une série d’articles de blogue, nous présentons les résultats obtenus au cours des dix premières années de l’essai, soit pour la période de 2008 à 2017. Dans ce dernier article, nous nous attarderons à l’effet des interactions entre les différents facteurs de l’étude, soit les régies, les rotations, la fertilisation et la gestion des résidus.

Les facteurs principaux

Pour débuter, parlons un peu des quatre grands facteurs principaux de l’étude en nous limitant uniquement à l’étude des rendements. L’effet de ces quatre facteurs a été évalué annuellement au cours des dix années de l’étude, pour un total de 40 analyses.

L’effet de la fertilisation a été significatif au cours de chacune des dix années de l’essai. L’effet de la rotation était le second facteur le plus fréquemment significatif, avec huit années sur dix. L’effet de la rotation n’a pas été significatif en 2008 et en 2011. L’effet de la régie et de la gestion des résidus suivaient respectivement avec six et cinq années. L’effet de l’un ou l’autre des quatre facteurs s’est avéré significatif à 29 reprises sur les 40 possibilités évaluées tout au long de l’étude, soit dans une proportion de près de 75 %.

Il est intéressant de constater que les facteurs principaux retenus dans notre étude aient tous eu des effets significatifs marqués sur les rendements en grains. Les analyses des résultats des cinq premiers articles se sont toutefois limitées uniquement aux effets simples des facteurs principaux. Dans des systèmes ouverts en grandes cultures, il y a de nombreux phénomènes hors de notre contrôle et il y a aussi des interactions possibles entre les facteurs sous notre contrôle. Toute expérimentation comportant plusieurs facteurs à l’étude est beaucoup plus simple à analyser lorsqu’il n’y a pas d’interactions significatives. Bien que la présence d’interactions rende plus difficile l’analyse des résultats…

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