Essais de longue durée au CÉROM : effet des résidus (5 de 6)

Source : Gilles Tremblay, conseiller en grandes cultures au MAPAQ à Saint Hyacinthe, MAPAQ – Collaborateur : Marie Bipfubusa, Ph. D., chercheure en régie des cultures au CÉROM

Au Québec, il existe peu d’études de longue durée en cours de réalisation. L’une d’elles s’est amorcée en 2008 sur les terres du CÉROM, à Saint-Mathieu-de-Beloeil, en Montérégie. Dans une série d’articles de blogue, nous présentons les résultats obtenus au cours des dix premières années de l’essai, soit pour la période de 2008 à 2017. Dans le présent article, nous nous attarderons à l’effet de la gestion des résidus de culture, tous systèmes confondus. Les résidus étaient soit laissés à la surface du sol à la suite de la récolte de la culture principale, soit exportés. Les parcelles étaient par la suite labourées ou laissées en semis direct.

Exporter ou intégrer les résidus?

L’exportation ou l’intégration des résidus a eu des impacts significatifs sur les rendements en grains moyens des cultures au cours de trois des dix années de l’essai, soit en 2009, 2010 et 2014.
L’écart relatif le plus important a été observé en 2009. Les rendements moyens respectifs pour l’exportation et l’intégration des résidus de culture ont été de 3 973 et de 3 153 kg/ha, soit un écart de 820 kg/ha, ou de 26 % en valeur relative, en faveur de l’exportation des résidus.

En 2010, l’exportation des résidus s’est encore traduite par une augmentation des rendements moyens des cultures. En effet, les rendements moyens des cultures ont été de 6 446 et de 5 236 kg/ha respectivement pour l’exportation et l’intégration des résidus. Cette différence représente un écart de…

Lisez la suite de l’article sur Agri-Réseau.